Créer un site internet

Patrouilleur

An 3027. Le monde a bien changé. Il y a sans doute du bon et du moins bon comme à chacun des siècles traversés. J’ai du mal à m’imaginer les couleurs bleus du ciel d’avant. Lui qui est d’un gris perlé légèrement teinté de rose. Pourtant j’en ai vu des photos dans les anciens ordinateurs qui trainaient encore dans le grenier de mon arrière-grand-mère. Heureusement que tout cela a pu être convertis en luminétique. Sinon tout aurai pu être perdu et donc oublié. Je me souviens quand mémère Marguerite me parlait du ciel bleu et des herbes vertes ! Moi qui n’ai connu  que des herbes violettes tout en magnifiques dégradées de violet ! Quel changement pour ceux qui ont vécu ça !

Après la rébellion des hommes dans les siècles anciens, les guerres qu’ils appelaient ça ! Gaia s’est rebellée ! Il était temps ! Pourquoi ne s’est-elle pas manifester avant. Comme si notre mère la terre était là endormie. Je n’ai jamais compris comment elle avait pu rester ainsi si longtemps sous le silence de ces hommes qui ne la méritaient pas.

Le monde de maintenant me parait si tranquille, si calme. Bon peut-être un peu trop calme. Sans doute pour ça que j’aime ces histoires de rebellions, de guerre. Mais les hommes ont payé le prix fort !

Certains métiers ont disparu et d’autres ont immergés dans cette recomposition de Gaia. J’ai la chance de faire l’un des meilleurs métiers actuels. Je n’en changerai pour rien au monde. Il est si délicat, si précieux et minutieux. On voulant équilibrer, je peux au contraire trop vouloir faire bien ou pas assez et là c’est une catastrophe, une catastrophe définitive menant à la réorientation complète de mon travail ! Ce qui m’oblige à tout effacer et à nouveau tout composer… pas inventer, ni reprogrammer non, tout simplement retrouver ce que j’ai détruit pour remettre à l’état initial comme un ancien formatage des ordinateurs ! Sauf que les ordinateurs n’existent plus. Je travaille directement les neurones et les synapses… me basant sur la colorimétrie et le champ musical de chacun. Je peux vous assurer que ce n’est vraiment pas facile pourtant j’ai des années de pratique comme ékilibrium mais il m’arrive pourtant parfois de ne pas saisir la structure de la note et sa couleur. Je perçois des souffles comme des manques, des silences bien trop longs que je suis obligé des demi-tons enfin des demi-synapses !  Tout cela est bien compliqué je vous avoue. La partie que j’aime le moins dans mon métier, c’est quand je sens que je perds définitivement la note de fond, je sens le parfum de l’âme qui joue les plongeurs dans les tréfonds du cœur astral jusqu’à disparaitre dans les océans orgasmiques des anciens.

Enfin j’ai un métier noble, qui fait la part belle au monde et à la vie sur Gaia. Elle nous le fait savoir en nous offrant ce qu’on appelait avant des nuages. Mais Gaia nous les offres des couleurs de l’arc-en-ciel parce que le monde est arc-en-ciel, la vie est arc-en-ciel.

Oui aujourd’hui je peux dire que je suis heureux de veiller sur eux tous. De réguler ce qui ne va pas car la plupart du temps tout se passe pour le mieux ; Juste un petit coup d’échange dans la  pigmentation des  accords, symphonier les couleurs pour que le corps mais surtout l’esprit humain retrouve enfin un équilibre parfait. Il peut ainsi se consacrer à Gaia avec bonheur et humanité pour les autres. On pourrait croire que nous avons retardé puisque beaucoup de chose ont disparu. Et le plus important l’argent. Comment les gens d’avant ont-ils accepté de « payer », mot rayé du dictionnaire, pour manger ! Un acte fondamental pour l’humain ! J’en suis encore abasourdi ! Ils ont rempli le monde de technologies diverses en oubliant simplement que la plus grande technologie était eux-mêmes ! Mais notre mère Gaia et son père Univers n’ont pu que leur empêcher de voir ! Ils n’étaient pas près, jusqu’à ce que…

Mais bon je vais m’arrêter là parce que comme ils disaient avant : ça c’est une autre histoire et pourtant c’était bien là leur et maintenant la nôtre…

Ah oui au fait je suis patrouilleur, plongeur de sentiments…

 

Isabelle Vouriot

24 février 2014 - © texte protégé

 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire