Une âme percée

Je ne suis qu'une gamine des rues
De tendresse et d'amour éperdus
Contre des parents hélas perdus
Après la douleur des coups reçus.
 
Je ne suis qu'errante de ces chemins,
Inconnu pour moi celui de demain.
Au corps sans parfum de jasmin
Brutalisée par la ceinture de crin.
 
J'ai l'âme vide d'une poche percée
Dont le cœur est tombé, blessé.
Pourquoi ne m'avez-vous pas tuée
Condamner à souffrir d'exister ?
 
Je ne sais plus comment vivre.
De tous ces coups, je reste ivre
Quand je voudrai revivre.
Que quelqu'un me délivre !
 
Est-ce facile de refaire confiance
D'avancer ainsi sans méfiance
Pour de nouvelles alliances
M'offrant ainsi une résilience ?
 
J'aimerai grandir sereine
Etre pour un homme sa reine
Sentir en moi grandir une graine
En faire une princesse souveraine.
 
Je ne suis qu'une femme perdue
Dans les bras d'un mari éperdu
De colères brutales et inattendues
Tu es le diable confondu.
 
Enfin tu me tends la main
Inconnu de mes lendemains
Je découvre la bonté, l'humain
Au travers de tes yeux de gamin.
 
Laisse-toi le temps de m'apprivoiser
Par tes caresses, tes longs et doux baisers
Laisse-moi le temps de m'apprivoiser
Pour nous deux la vie dans ton regard croiser…..
 
 
Isabelle Vouriot
Septembre 2012 – tous droits réservés
 

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