Sauvagerie - Hommage à James Foley, journaliste décapité par l'Etat islamique

Je n’ai pas de mots suffisamment forts

Pour écrire ce que je ressens face à cette mort.

J’ai refusé d’en visionner les images

D’en lire les multiples pages

 

Rien que d’y penser au fond  de moi

Mon corps en souffrance est en émoi

Il a soudain  froid, tremble en sueur

Imaginant toutes les douleurs et l’horreur

 

Aucune pythonisse ne s’est penchée sur mon berceau

Pour m’annoncer que ce monde allait tomber en morceaux

Comme tombe la tête sous le tranchant d’un couteau

Sous le regard des médias et en faire un édito

 

Comment écrire que mes larmes se font torrent

Que mes pensées s’en vont vers lui et ses parents

L’abomination faite sur cet homme est extrême

Le torrent devient rivière sur mon visage blême

 

J’aurai préféré écrire une cantilène de douceur

Mais non vraiment je n’en ai pas le cœur

L’image de cet homme au  courage extraordinaire

Continue de me hanter en ces jours ordinaires

 

Ces quelques mots me paraissent bien falots

Dans le creux de mon âme en lourds sanglots

Il faut survivre face à cette atrocité, ce crime

Espérer que la lumière à nouveau resplendisse

 

Isabelle Vouriot

24 Août 2014 - © texte protégé

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